Vous savez que je ne crois pas au hasard, n’est-ce pas ? Voici une jolie rencontre virtuelle que j’ai pu faire grâce à mon livre Tout le monde a droit au bonheur ou plutôt grâce à son titre. C’est ce dernier qui a interpellé Murielle van Boxem of Drax-Hilton, Présidente et fondatrice de la Ligue Mondiale pour le Droit au Bonheur et qui l’a incitée à prendre contact avec moi. Aujourd’hui, c’est avec plaisir que je vous partage son interview qui vous permettra d’en savoir plus sur cette organisation internationale sans but lucratif qui œuvre depuis 2010 pour le droit au bonheur du grand public, des consommateurs, des salariés, des jeunes, dans la santé et par la culture.

Bonjour Murielle, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Murielle van Boxem of Drax-Hilton, Présidente, fondatrice, avec mon mari, de la seule organisation pour le droit au bonheur au monde : la Ligue Mondiale pour le Droit au Bonheur (LMDB). Cette ONG non lucrative et totalement indépendante n’est affiliée à aucune politique ou confession. Elle n’a ni gourou, ni adeptes. Elle est là pour permettre de trouver, tous ensemble, l’équilibre, entre les lois du marché, le développement durable et le droit au bonheur de chacun.

J’insiste bien sur le droit au bonheur et pas le bonheur. Le droit au bonheur, c’est le droit de choisir ce qui me rend heureux et de choisir d’être heureux, si j’en ai envie. Il y a des tas de gens qui n’ont pas du tout envie de modifier leur vie pour être heureux. De même qu’il y a des tas de sceptiques par rapport au bonheur. C’est leur droit.

Pourquoi avoir créé la Ligue mondiale pour le droit au bonheur ?

C’est une série de réflexions avec mon mari. On a beaucoup observé ce qui se passait autour de nous. Ce qui m’a vraiment fortement interpellée, c’est la dégradation des compétences, le non-respect de soi, l’agressivité par manque de vocabulaire pour qualifier ce que l’on ressent et la faible qualité des relations entre les êtres humains. Il y a quelque temps, j’ai fait une interview pour un magazine. La journaliste qui avait 46 ans m’a dit fort honnêtement à la fin : “C’est la 1ère fois que je me pose la question de savoir si j’ai droit au bonheur.” Les gens ne se posent même pas la question. Comme disait Pierre Dac : “Bien que chacun estime avoir droit au bonheur, la plupart des gens entrent inconsciemment dans le malheur” car c’est la voie la plus facile.

À ce jour, quelle est votre plus grande réussite avec la Ligue ?

Il y en a plein, mais si on prend les résultats par rapport à nos objectifs, ce sont principalement les colloques sur le droit au bonheur et le leadership. Ces colloques ont été des moments de prise de conscience mondiale, et notamment sur le pouvoir des femmes. Par exemple, pour l’Organisation internationale du travail, le fait de placer des femmes à la tête des entreprises garantit que l’entreprise récoltera plus de bénéfices qu’avec une direction exclusivement masculine.

Quels sont vos projets pour les mois et les années à venir ?

La crise du covid a complètement bouleversé nos programmes et ce que nous avions prévu parce que tout a été arrêté. Cela nous a permis de faire une pause. La Ligue mondiale pour le droit au bonheur a beaucoup d’avenir. On a décidé d’introduire des partenariats réels en accord avec nos objectifs pour être plus proches du cœur des gens, de leur famille, de leur travail. On réfléchit à proposer des actions pour informer le grand public en commun avec d’autres institutions.

Notamment, j’aime beaucoup votre façon d’aborder le droit au bonheur car vous êtes proche du cœur des gens. Vous parlez avec des mots simples. Le droit au bonheur est pragmatique, Je crois qu’on a souvent tendance, quand on parle du bonheur, à entrer dans des hautes sphères spirituelles de l’intelligentsia, à imposer une vision du bonheur identique pour tous, à confondre bonheur avec plaisir ou bien-être et à oublier que le bonheur est contagieux, individuel et peut s’apprendre grâce aux récentes découvertes scientifiques.

Nous poursuivons également nos campagnes de promotion auprès des élus afin d’inscrire le droit au bonheur dans la Constitution de tous les pays (26 pays ont déjà adhéré).

Votre vision du bonheur, elle ressemble à quoi ?

À une grande boîte cadeaux, vraiment très grande avec un grand nœud et pleine de cadeaux pour moi et pour ceux qui appliquent leur droit au bonheur. En fait, le concept du cadeau est très simple : vous aimez les cadeaux, j’aime les cadeaux, tout le monde aime les cadeaux.

Par exemple, alors que vous êtes confronté à une difficulté, plutôt que de vivre ça d’une façon négative, posez vous ces questions : “Qu’est-ce que cette situation va m’apporter comme cadeau ? Comment est-ce qu’elle va faire pour m’épanouir encore plus ? Qu’est-ce qu’elle va m’apporter comme information sur moi-même ou sur les autres ?”

À ce moment-là, tout ce que vous vivez de “négatif” ou, du moins, de désagréable par rapport à votre vision du bonheur, devient un cadeau. “C’est un défi pour m’épanouir, pour grandir encore. Je vais apprendre des tas de choses sur moi et je vais apprendre des tas de choses sur les autres.” Ça change complètement la façon dont on voit la vie et la façon dont on voit la mort aussi.

Quel est votre meilleur conseil pour être plus heureux ?

C’est très simple : exercer votre droit au bonheur avec votre cœur et éviter de regarder dans le jardin de l’autre pour voir si l’herbe est plus verte. S’inspirer des conseils de votre blog et de votre livre pour être optimiste et le rester.

Et vous, qu’est-ce qui vous rend la plus heureuse dans la vie ?

C’est l’amour et l’amour se cultive tous les jours, se mérite, se donne.

La recherche scientifique des 20 dernières années nous a apporté la clé du bonheur y compris pour les sceptiques : tout est dans la tête et dans notre gestion individuelle des neurotransmetteurs du cerveau. Dorénavant, nous avons le pouvoir d’apprendre à être heureux, pour autant que ce soit le bonheur que nous avons choisi et pas ce discours unique qui impose à tous le même bonheur.

Chacun à sa définition du bonheur. C’est pour ça que la Ligue dénonce des concepts adaptés au monde d’avant la covid, comme le bonheur au travail, la QVT (qualité de vie au travail) et l’happycratie, mais totalement dépassés dans notre nouveau monde face à nos nouvelles motivations, et propose au grand public et aux entreprises des outils conçus pour les défis du présent/futur. Ces outils performants le sont d’autant plus qu’ils s’appuient sur l’optimisme…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Ligue Mondiale pour le Droit au Bonheur.

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