Selon un sondage mené en mai 2014 par BVA pour la Chambre Syndicale de la Sophrologie, 91% des français déclaraient avoir déjà entendu parler de la sophrologie, et pourtant seulement 12% avaient déjà testé cette technique. Et vous, où en êtes-vous ? Savez-vous exactement en quoi consiste une séance de sophrologie ? Comment cela fonctionne ? Dans quel cas l’utiliser ou quels bienfaits vous pouvez en attendre ? J’ai eu la chance d’être familiarisée à la pratique de la sophrologie assez tôt, alors que j’avais tout juste 18 ans et à une époque où elle était bien moins banalisée qu’aujourd’hui. Comme elle m’a beaucoup apporté, j’ai eu envie de vous parler plus en détails de cette discipline créée par Alfonso Caycedo et de partager avec vous mon expérience.

Qu’est ce que la sophrologie ?

Définition de la sophrologie

Le nom sophrologie provient des termes grecs “sôs” (harmonieux), “phren” (esprit) et “logos” (science), ce qui signifie donc littéralement : la science de l’esprit harmonieux. J’aime bien la description qu’en fait Carole Serrat dans son livre, La sophrologie c’est malin : “la sophrologie permet d’accéder à une harmonie corps-esprit, générant par là même un état de bien-être et une sensation d’équilibre global.” C’est ça ! Pour ce faire, cette discipline, créée en 1960, par le Dr Alfonso Caycedo s’inspire de pratiques occidentales et orientales : hypnose, relaxation, autosuggestion, phénoménologie (philosophie fondée par le philosophe allemand Edmund Husserl), yoga, bouddhisme tibétain ou encore zen japonais. Parmi les influences de la sophrologie, on retrouve aussi la technique de relaxation progressive du médecin américain Edmund Jacobson (relaxation mentale par la détente musculaire) et la technique de relaxation par la concentration sur les ressentis corporels décrite par le psychiatre allemand Johannes Heinrich Schultz.

La sophrologie, comment ça marche ?

Comme l’explique Catherine Aliotta dans son Manuel de Sophrologie, le processus sophrologique se déroule en 2 étapes : la détente du corps et du mental, puis la concentration sur l’écoute de ses ressentis. La 1ère étape est la sophronisation. Elle permet d’atteindre l’état sophroliminal (entre veille et sommeil), le niveau de vigilance privilégié pour travailler en sophrologie. Le sophrologue a ensuite le choix entre diverses techniques en fonction de l’objectif recherché : exercices de respiration, exercices de visualisation, exercices de relaxation… Ils s’effectuent assis, allongés ou debout et font appel au mouvement ou non (techniques statiques ou dynamiques). Quand la séance touche à sa fin, la désophronisation permet de revenir à un niveau de vigilance normal en effectuant, à son rythme, des mouvements, étirements ou bâillements. Dernière étape : la phénodescription qui consiste à décrire oralement ou par écrit vos ressentis. Puis vous pouvez vaquer à vos occupations ! A noter que les séances de sophrologie peuvent être individuelles ou collectives et que cette pratique est ouverte à tous : enfants, adultes, personnes âgées…

Sophrologie Caycédienne - Sophronisation de base

Pourquoi choisir la sophrologie ?

La sophrologie peut s’utiliser comme méthode thérapeutique ou comme technique de développement personnel. Elle agit à bien des niveaux et procure à la fois un bien-être mental et physique. Au niveau corporel, elle permet de soulager les douleurs chroniques et de relâcher les tensions. La sophrologie est aussi un outil précieux en cas de stress, peurs, angoisses, anxiété, troubles obsessionnels compulsifs (TOC), fatigue ou encore dans le cadre d’une perte de poids ou d’un sevrage tabagique. Elle aide également à canaliser les émotions négatives comme la colère et à chasser les pensées négatives. Comme elle apprend à se relaxer, elle peut aider les personnes souffrant d’insomnies ou ayant du mal à s’endormir, à retrouver un sommeil paisible et réparateur. En terme de développement personnel, elle peut être utilisée pour mieux se connaître, développer son potentiel ou renforcer sa confiance en soi et son optimisme, par exemple. Elle est d’ailleurs très utile aux sportifs de haut niveau, pour préparer des compétitions ou des examens ou pour les femmes enceintes puisqu’elle est proposée aujourd’hui, en fin de grossesse, dans les cours de préparation à l’accouchement. C’est d’ailleurs ce que j’avais choisi pour ma 2nde fille.

Quel sophrologue choisir ?

En 1974, il y a eu une scission entre Alfonso Caycedo et certains praticiens français de la sophrologie qui lui ont alors reproché de sortir du champ thérapeutique. C’est pourquoi vous pourrez entendre parler d’une branche de la sophrologie dite « non Caycédienne ». La sophrologie Caycédienne est reconnue comme étant la forme authentique de la sophrologie, c’est-à-dire celle qui suit la méthodologie originale de son fondateur, le Dr Alfonso Caycedo. Le sophrologue Caycédien est titulaire du titre de “Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne”. Ce titre est délivré par Sofrocay à toute personne ayant terminé avec succès les 3 cycles de la formation. C’est la seule formation permettant l’exercice de la sophrologie Caycédienne. Le sophrologue Caycédien travaille généralement dans les domaines de la santé (médical ou paramédical), de l’éducation ou du sport (enseignant, moniteur de sport, coach sportif…) ou du développement personnel (gestion du stress, bien-être, amélioration de la performance…). A part si le sophrologue détient un titre de médecin en parallèle, il n’est pas habilité à établir un diagnostic médical et ne traite pas les maladies. La sophrologie ne remplace pas un traitement, ni un suivi effectué par un médecin.

Bonus : 2 exercices de sophrologie incontournables

La sophronisation de base

J’ai découvert la sophrologie en 1999, alors que je débutais des études de commerce. A l’approche des examens, notre professeur de négociation nous a proposé de nous détendre en faisant une séance de sophrologie. Nous n’avions aucune idée de ce que c’était, mais nous y avons vite pris goût… Nous nous allongeons sur les tables, fermons les yeux, respirons profondément par le ventre et nous abandonnons en confiance à la douceur de sa voix. Nous détendons une à une chaque partie de notre corps en commençant par la tête : cuir chevelu, front, paupières, tempes, joues, mâchoires, bouche, langue… Puis tous les muscles du cou, la nuque, les épaules, le dos, la colonne vertébrale et ce, jusqu’aux orteils. Je n’en avais alors pas conscience, mais c’était une sophronisation de base, un relâchement musculaire de système en système. A savoir que la sophrologie distingue 5 systèmes ou zones corporelles : le visage et la tête (1er système), le cou, la nuque, les épaules, la face externe des bras jusqu’au bout des doigts (2ème système), le thorax, la région dorsale, la face interne des bras jusqu’au bout des doigts (3ème système), le ventre et la région lombaire (4ème système) et pour finir, le bassin, les jambes et les pieds (5ème système).

Le paysage de détente

Dans l’état de profonde relaxation qui suit la sophronisation de base, elle nous a fait définir mentalement notre paysage de détente. Qu’est-ce que le paysage de détente me direz-vous ? C’est un exercice classique de sophrologie où l’on vous invite à visualiser le paysage de votre choix, un endroit agréable dans lequel vous vous sentez bien, un espace intérieur de calme et de détente. Laissez libre court à votre imagination. Vous pouvez vous retrouver sur une plage paradisiaque, dans une prairie verdoyante, devant un magnifique paysage montagnard. Il n’y a pas de limite. C’est vous qui laissez venir l’image que vous voulez. Depuis la 1ère fois où j’ai visualisé mon paysage de détente, celui-ci a toujours été une plage de méditerranée. Une plage rien qu’à moi où il n’y a pas un chat ! Je la retrouve égoïstement à chaque fois que j’en éprouve le besoin pour me relaxer. Je ferme les yeux et elle est là, apaisante, rassurante. Puis, idéalement il faut tenter de percevoir des sensations : le soleil qui caresse votre peau, le bruit des vagues qui s’écrasent sur le sable, l’odeur du sel, le sable chaud sous vos pieds ou qui glisse entre vos doigts…

Sophrologie - Mon paysage de détente

Pour conclure

J’ai pratiqué régulièrement la sophrologie en groupe pendant 3 années consécutives. Cela m’a permis d’avoir de très belles prises de conscience, m’a aidé à lever certains blocages et aussi à me réconcilier avec moi-même. C’est une méthode complète qui permet de retrouver l’équilibre entre le physique et le mental, bien utile notamment quand vous avez des projets à mener à bien ou besoin de reprendre confiance en vous. C’est aussi une formidable occasion de dialoguer avec votre conscience. Je ne peux que vous inviter à tester ! Rassurez-vous, si vous optez pour la sophrologie de groupe, c’est normal si la 1ère fois vous vous sentez un peu ridicules. Je dois avouer que c’est comique de voir une dizaine de personnes assises en cercle, yeux fermés, les mains sur les genoux dans la pénombre. Plusieurs fois, j’ai rigolé toute seule dans ma tête (oui, ça m’arrive !) à l’idée que quelqu’un se trompe de salle et nous tombe dessus. Passez outre, ça vaut vraiment le coup ! D’ailleurs, ça me revient, ma prof de BTS répétait sans cesse “le ridicule ne tue pas, sinon je serais morte depuis longtemps”. Si un jour vous lisez ces lignes, merci Mme Breyton…

Sophrologie, quelques ouvrages de référence

Manuel de Sophrologie – Fondements, concepts et pratique du métier de Catherine Aliotta
121 Astuces de Sophrologie et Autres Petits Bonheurs de Florence Binay
La sophrologie facile : 30 exercices simples, relaxants et dynamisants de Yves Davrou
Le Petit Livre de la Sophrologie de Cindy Chapelle
La sophrologie c’est malin (livre + CD) de Carole Serrat

Pour la petite histoire

A la fin des années 50, le Dr Alfonso Caycedo, neuropsychiatre, cherche à développer de nouvelles formes de thérapies en psychiatrie. A l’époque les traitements sont en effet très lourds pour ne pas dire barbares (électrochocs, comas insuliniques…). C’est ainsi qu’il crée la sophrologie en 1960. De 1960 à 2000, après plusieurs voyages et notamment 2 ans passés en Orient, il posera les bases de sa méthode : la Sophrologie Caycédienne et mettra progressivement en place les 12 degrés de la Méthode Alfonso Caycedo® ou “Relaxation Dynamique de Caycedo”.

Sources

Le site de l’Académie internationale de Sophrologie Caycédienne
Le site La Chambre Syndicale de sophrologie

Crédit photo image principale : Freepik

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Article mis à jour le 15 mars 2018.

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Auteur

Ancienne râleuse et pessimiste repentie, j’ai décidé de devenir optimiste en 2011. Je me suis alors passionnée pour le développement personnel et la psychologie positive. J’ai créé LE blog lifestyle positif Etre optimiste en 2014 pour partager mon expérience, mes découvertes, mes lectures positives, mes astuces bien-être, mes trucs anti-déprime… Bref, tout ce qui me permet d’apporter plus de positif dans ma vie quotidienne et de maman !

3 Commentaires

  1. Amandine B

    Salut,
    Je me souviens de ces séances de sophro moi aussi. L’an dernier mon patron nous a proposé d’en pratiquer sur notre lieu de travail un soir par semaine après le boulot.
    Malheureusement j’ai pas accroché avec la prof, mais j’ai gardé précieusement quelques conseils de respirations, astuces pour se détendre et re centrer l’important. Je garde un très bon souvenir de cette expérience. L’an dernier j’ai appris à la pratiquer assise pour par exemple se détendre en attendant son tour à un entretien d’embauche, ou chez le dentiste, etc… Et en période un peu difficile je me force le soir, avant de fermer mes yeux, à penser à 3 choses positives qui me sont arrivées dans la journée. C’est tout bête, très simple, et fait son effet !

  2. Julie

    Merci pour ton commentaire Amandine ! C’est vrai que le/la sophrologue tout comme le groupe (quand ce n’est pas en individuel) ont aussi leur importance. On se laisse aller, il faut se sentir en confiance… Alors, des nouvelles de Mme Breyton ? 🙂

  3. Bonjour !

    Je pratique la sophrologie depuis 8 ans et cette discipline m’apporte beaucoup également. Depuis que j’ai commencé, j’ai pris davantage confiance en moi et j’ai ainsi pu concrétiser des projets qui me tenaient vraiment à coeur.
    Certains « outils » sont même devenus des réflexes qui me changent la vie ! C’est en effet très reposant de prendre du recul et de positiver…

    Merci pour cet article.

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