En terme de développement personnel, vous le verrez, il y a certaines notions incontournables. Et les croyances limitantes en font partie. Vous pouvez les retrouver sous plusieurs appellations : croyances limitantes, croyances limitatives, croyances restrictives, fausses croyances ou encore croyances négatives… Peu importe le nom que vous leur donnez finalement. Ce qui est vraiment important, c’est d’en prendre conscience pour pouvoir les dépasser et atteindre votre plein potentiel. Des croyances restrictives, vous pouvez en avoir dans tous les domaines de votre vie : amour, travail, argent, réussite, santé, amitié… Mais rassurez-vous, des fausses idées de ce type, nous en avons tous. Et nous pouvons aussi tous les changer ! Si, si, vous allez voir… C’est exactement ce que je vous propose de faire dans cet article. Alors, prenez une feuille et un stylo et c’est parti pour l’introspection.

Une croyance limitante, c’est quoi ?

La définition de la croyance selon le Larousse, c’est le “fait de croire à l’existence de quelqu’un ou de quelque chose”. Mais, vous êtes d’accord avec moi, croire en l’existence de quelque chose ne signifie pas forcément que ce quelque chose existe. Une croyance n’est donc pas une vérité absolue. C’est ce que nous, nous prenons pour la réalité. C’est à force de se répéter (ou qu’on nous répète) une croyance qu’on finit par en être convaincus. Certaines sont bénéfiques et utiles car elles nous aident à créer la vie que nous désirons. Ce sont les croyances portantes ou aidantes. D’autres sont plus gênantes voire handicapantes. Ce sont les croyances restrictives. Celles-ci nous freinent, nous empêchent d’atteindre nos rêves et nos objectifs et nuisent à notre épanouissement. Par exemple, quand j’étais petite, tout le monde me disait que j’étais timide. Du coup, chaque présentation orale a été une source de stress énorme pour moi ! Aujourd’hui encore, faire un webinaire en ligne ou une vidéo représente une grosse sortie de ma zone de confort…

Citation croyances négatives - Eckhart Tolle

Pourquoi nos fausses croyances nous limitent ?

Que nos croyances soient vraies ou fausses, elles influencent énormément notre comportement. Nos comportements correspondent à ce que nous croyons être. C’est ce que les psychologues appellent l’auto-réalisation des prophéties ou prophétie auto-réalisatrice. Comme l’indique Marie-Laure Cuzacq dans son livre Développer son estime de soi en 35 leçons, “C’est notre capacité à adapter notre comportement à nos croyances, afin de correspondre à l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.” Vicieux, n’est-ce pas ? Ironie du sort, l’être humain a aussi la merveilleuse capacité de sélectionner uniquement les informations qui lui confirment ce qu’il pense. Résultat, il en est encore plus convaincu. Voilà comment vous vous retrouvez avec une croyance bien ancrée. Mais au final, les aptitudes que nous pensons avoir (ou ne pas avoir) sont souvent bien différentes de celles que nous avons dans la réalité… Regardez le TEDx de Fabrice De Boni et Axel Lattuada intitulé Le paradoxe de Robin des Bois. Il illustre très bien ce principe.

D’où viennent les croyances limitatives ?

Votre système de croyances peut se façonner à partir de croyances populaires, de votre éducation, de croyances familiales, de traumatismes vécus par vos ancêtres (psychogénéalogie), de blessures de votre enfance ou d’une manière générale de toutes vos expériences de vie… Comme l’explique Caroline Beauchamp dans son ouvrage Les lois du miroir, chaque expérience que vous vivez laisse une trace en vous. Votre cerveau enregistre les informations. Votre corps perçoit les émotions. Cette expérience vous affecte d’une certaine manière et ce que vous percevez devient une vérité pour vous, une croyance, une mémoire, une programmation. La PNL (programmation neuro-linguistique) mise au point en 1972 par John Grinder et Richard Bandler distingue 3 catégories de croyances limitantes : le désespoir (on est convaincu que l’on ne pourra pas atteindre un objectif particulier), l’impuissance (on pense ne pas être capable d’atteindre notre objectif) et la dévalorisation (on pense ne pas être légitime/ ne pas mériter de réussir).

Quelques exemples de fausses croyances…

Je suis sûre que vous avez déjà entendu au moins l’une de ces phrases :

Croyances amour :

Les hommes, tous des infidèles !
Les femmes sont jalouses et possessives.
Pour être aimés, il faut faire plaisir aux autres.

Croyances travail :

Il faut travailler dur pour réussir.
Je ne vais pas faire une reconversion à mon âge !
Travailler peu et gagner beaucoup d’argent, ce n’est pas possible.

Croyances argent :

L’argent ne fait pas le bonheur.
Les gens riches sont malhonnêtes.
Si je gagne beaucoup d’argent, je n’aurai plus d’amis sincères…

Les 6 étapes pour transformer une croyance limitante

Voici la méthode en 6 étapes pour remplacer une croyance limitante par une croyance aidante proposée par Maxime Coignard dans son ouvrage Les 7 lois du changement :

1. Identifiez clairement la croyance

Ex : « Je ne suis pas légitime pour créer ma société. » Pour vous aider à repérer vos fausses croyances, posez-vous la question suivante : quelles phrases vous répétez-vous régulièrement en utilisant des affirmations comme toujours, jamais, personne, tous ?

2. Sur quoi repose cette croyance ?

Ex : « Enfant, mon père me dévalorisait. »

3. Reconnaissez un fait qui contredit cette croyance

Ex : « J’ai réussi mes études brillamment. »

4. Quel est l’impact de cette croyance dans votre vie ?

Ex : « Je m’ennuie et déprime. »

5. Sur quelle 1ère action pouvez-vous vous engager pour changer ?

Ex : « Commencer à travailler sur mon offre commerciale. »

6. Reformulez votre nouvelle croyance

Ex : « J’ai des atouts pour créer ma société. »  Reformulez-la sous la forme affirmative et positive !

Evidemment, l’idéal est de passer en revue tous les domaines de votre vie pour débusquez vos croyances limitantes. Commencez par ceux qui vous posent problème. C’est souvent là que se cachent vos croyances justement…

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Pour conclure

Je réalise chaque jour un peu plus à quel point nous sommes nos propres obstacles à la réussite… Nous créons nous-mêmes les barreaux de notre prison mentale. Formidable travail d’auto-sabotage. Quel gâchis ! Je constate aussi régulièrement que les gens qui remettent en question leurs croyances le font suite à un événement difficile : décès, licenciement, burn out, rupture… Ou alors ils font la fameuse crise de la quarantaine ou de la cinquantaine et envoient tout balader du jour au lendemain. Loin de moi l’idée de juger car c’est comme ça que j’ai eu les 1ers déclics qui m’ont permis de changer d’état d’esprit : rupture conventionnelle, chômage, 30 ans, reconversion professionnelle, puis quelques années plus tard, le décès de 3 amis proches… Avec le recul, je me demande juste pourquoi attendre de vivre quelque chose de douloureux alors qu’on pourrait faire ce travail sur nous tout de suite ? J’espère que cet article vous donnera envie d’observer de plus près vos croyances limitantes. Si vous en avez identifié certaines, partagez-les en commentaires. L’union fait la force… On sera plus nombreux pour trouver des faits pour les contredire !

Sources

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3 Commentaires

  1. pussykat

    Effectivement, suite à un burn out, on ne peut que remettre en question ces croyances qui m’ont amené à être tellement démunie, de me sentir abusée, dénaturée, c’est vouloir faire plaisir aux autres, ne pas leur faire de peine car ils étaient malades . Moi, pendant des années, ça a été « ne dis pas ça, ne fais pas ça, tu vas faire de la peine à un tel » ou » il faut que tu restes avec un tel car tu es la plus petite et c’est ton rôle », je n’ai pas eu d’enfance, je me suis retrouvée adulte à l’âge de 9 ans, pas le droit d’avoir des copines, « ne va pas chez un tel, elle est méchante » ça a fait grandir la méfiance en moi, résultat: je n’ai jamais voulu que ma fille aînée aille chez ses amis… Les croyances limitantes ça peut sérieusement bousiller votre vie, aujourd’hui, je travaille pour me sortir de ce marasme.
    Bien à vous

  2. Bonjour et merci d’avoir partagé votre expérience ici. Oui, comme leur nom l’indique, les croyances limitantes peuvent vraiment nous limiter, nous ou notre potentiel et nous empêcher d’être heureux et épanouis. Et parfois, effectivement, on est tellement convaincus de certaines de ces croyances qu’on les transmet à nos enfants sans même nous en rendre compte. Je vous souhaite beaucoup de courage. Plusieurs de mes amies on fait un burn out et je sais que c’est très éprouvant et qu’il faut être patient pour que le corps retrouve toute son énergie. Vous avez beaucoup donné aux autres, pensez à vous maintenant… Belle journée.

  3. Hello !

    Merci pour cette belle prise de conscience !

    Je pense que tout le monde devrait écouter tes conseils et ne pas attendre de vivre des choses tragiques et difficiles pour s’y mettre enfin.

    Pour avoir également écris un article sur les croyances limitantes, je trouve qu’avec du recul nos croyances proviennent non pas seulement de nous. Mais de l’environnement dans lequel nous avons grandis.

    La psychogénéalogie est sujet passionnant, pour lequel je pense passer plus de temps dans son apprentissage car cela peut aussi aider à vaincre ces fameuses croyances limitantes qui réduisent considérablement notre qualité de vie et notre potentiel.

    À bientôt,

    Pierre

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