En tant que parents, nous ne voulons qu’une seule chose : le bonheur de nos enfants. Nous rêvons qu’ils soient toujours heureux et épanouis car les voir tristes nous fend le cœur. Oui, mais voilà, dans la réalité, ce n’est pas si simple. Tout comme les adultes, nos enfants et adolescents doivent faire face à leur lot de problèmes quotidiens : disputes avec leurs copains, moqueries de la part des petits camarades, mauvais résultats scolaires, ruptures amicales et amoureuses… Aujourd’hui, avec le recul et notre regard d’adultes, tout cela peut nous sembler bien insignifiant. Pourtant, c’est très important pour eux, comme ça l’était pour nous à l’époque. Si, si, rappelez-vous ! Et tous les enfants ne réagissent pas de la même façon. Certains d’entre eux sont plus sujets au pessimisme que d’autres. Alors, comment les reconnaître et les aider à voir la vie du bon côté ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article.

L’optimisme est-il inné ?

L’optimisme est-il une disposition naturelle ou un trait de personnalité qui se développe en fonction de nos rencontres, notre éducation ou notre environnement ? Dans les années 1990, les résultats d’études scientifiques menées auprès de vrais et faux jumeaux ont permis de conclure à l’existence d’un facteur génétique. L’héritabilité de l’optimisme et du pessimisme a ainsi été estimée à 25%. D’après Martin Seligman, notre mode d’explication de la vie, pessimiste ou optimiste, se dessinerait durant l’enfance. Il commencerait à se cristalliser à partir de l’âge de 7 ans pour devenir, petit à petit, partie intégrante de notre personnalité. De son côté, Alain Braconnier, psychiatre et psychologue, rappelle dans son livre Optimiste l’importance d’un attachement secure (sécurisé et sécurisant) dans le développement d’un caractère optimiste chez l’enfant. Des maltraitances, maladies ou échecs dans des domaines importants peuvent favoriser le développement d’un mode explicatif pessimiste.

 

Comment savoir si votre enfant est pessimiste ?

Dans son ouvrage La force de l’optimisme, Martin Seligman propose un test pour évaluer le degré d’optimisme de votre enfant. Il est destiné aux enfants de 8 à 13 ans et se compose de 48 questions avec pour chacune 2 réponses possibles. Sans test, vous pouvez prêter attention à la façon dont votre enfant s’exprime ou dont il interprète ses réussites et coups durs. Repérez ses croyances négatives et les phrases assassines du style « Je n’y arriverai jamais », « Je suis nul ». Un enfant pessimiste aura tendance à généraliser les événements négatifs : « C’est toujours comme ça ». Il pensera que sa réussite est due à la chance ou au hasard et non à ses capacités. En cas d’échec, il croira que tout est sa faute et se sentira dévalorisé : « Je ne fais jamais les choses comme il faut ». Enfin, observez s’il a tendance à être défaitiste, à renoncer avant d’essayer, à se victimiser ou à se plaindre.

Pourquoi l’enfant a besoin d’optimisme ?

Sans qu’on s’en rende vraiment compte, le pessimisme acquis dans l’enfance a un impact sur la vie adulte et ce, dans tous les domaines de notre vie. Un mode d’explication pessimiste pourra ainsi, bien des années plus tard, compromettre nos études, nuire à notre carrière, notre vie amoureuse et même nous empêcher d’être heureux. Au-delà de cela, comme le souligne à juste titre Alain Braconnier, l’enfant a besoin d’optimisme car celui-ci contribue à développer la confiance en soi et l’estime de soi. L’optimisme permet de rendre un enfant plus motivé, plus heureux. Il le rendra plus persévérant face aux difficultés qu’il pourra rencontrer et lui permettra de s’adapter aussi plus facilement aux circonstances. Enfin, je vous en ai déjà parlé dans un précédent article consacré aux bienfaits de l’optimisme, les personnes optimistes sont généralement en meilleure santé.

5 conseils pour des enfants plus optimistes

Montrez l’exemple

Faites attention aux messages que vous communiquez à vos enfants. La façon dont vous vous comportez en tant que parents a une influence décisive sur le développement du mode d’explication optimiste ou pessimiste de votre enfant. Il voit comment vous réagissez face aux problèmes au quotidien. Il vous entend parler. Tôt ou tard, il sera tenté de reproduire votre attitude. C’est justement parce que j’ai vu que mon pessimisme déteignait sur ma fille aînée que j’ai décidé de changer d’état d’esprit en 2011. Si vous faites part à votre enfant d’une contrariété, envisagez-la avec le sourire. Dites, par exemple : « J’ai un problème au bureau, mais je pense pouvoir le résoudre. Il y a toujours des solutions. » plutôt que « J’en ai marre ! Ces choses-là n’arrivent qu’à moi. »

Aidez-le à positiver

Si votre enfant à un tempérament pessimiste et a tendance à se dévaloriser, aidez-le à percevoir la situation sous un angle plus positif. Prenons l’exemple d’une interro de maths ratée. Un enfant pessimiste pourrait tout à fait dire quelque chose comme : « Je n’ai pas réussi le test car je suis stupide… Je ne serai jamais bon en maths. » Demandez-lui ce qu’il pourrait faire différemment pour s’améliorer. Encouragez-le en commentant ses progrès, et pas seulement le résultat obtenu : « Tu vois, tu as eu une meilleure note qu’au dernier test. Tu feras sûrement encore mieux la prochaine fois. » Aidez-le à comprendre que rater une épreuve ne signifie pas forcément que ça sera le cas pour toutes les suivantes et que cela ne remet pas non plus en cause ses capacités ou son intelligence.

Dédramatisez ses erreurs

Rencontrer des obstacles, faire des erreurs, ne pas réussir quelque chose du 1er coup ou à tous les coups… Tout cela fait partie du processus d’apprentissage et même à l’âge adulte, nous en apprenons encore tous les jours. C’est primordial que votre enfant en prenne conscience pour ne pas être tenté de baisser les bras à la moindre difficulté. Comme le disait Henry Ford, « L’échec est seulement l’opportunité de recommencer d’une façon plus intelligente. » Apprenez-lui à voir ses erreurs comme des opportunités d’apprendre et de progresser. Exprimez-lui votre fierté quand il réussit. Apprenez-lui à valoriser, lui aussi, ses réussites. Il n’y a pas de petites victoires ! Selon son âge, il peut même prendre l’habitude de noter chaque jour dans un carnet toutes les choses dont il est fier.

Faites-le sortir de sa zone de confort

Les compétences des enfants se développent progressivement. En fonction de son âge, n’hésitez pas à lui faire essayer de nouvelles activités qu’il pourra réussir et qui lui permettront d’accroître sa confiance en lui. Apprenez-lui à ne pas avoir peur de l’inconnu. Montrez-lui que la curiosité n’est pas toujours un vilain défaut et comme il peut être, au contraire, intéressant et enrichissant de s’ouvrir à de nouvelles expériences ou d’autres cultures. Vous pouvez, par exemple, l’initier à de nouvelles lectures, à la méditation, au yoga ou l’accompagner au musée, au cinéma, voyager, à condition d’avoir votre pass sanitaire. Sinon la magie d’internet peut aussi faire l’affaire. Certaines visites virtuelles sont carrément bluffantes. Réapprenez avec lui à vous émerveiller !

Apprenez-lui à bien s’entourer

Durant l’enfance et encore plus à l’adolescence, l’amitié, c’est sacré ! A cette période de la vie, l’estime de soi se forge en partie en fonction de ce que nos amis pensent de nous. Enseignez-lui ce que sont les bases de toute relation saine : du respect, de la confiance, de l’authenticité, de l’honnêteté, de la bienveillance ainsi qu’une bonne communication. Une relation saine se doit également d’être équilibrée. Ce n’est pas toujours à la même personne de faire des efforts ou des concessions. Expliquez-lui l’importance de s’entourer de personnes avec qui il se sent bien et qui l’aiment et l’acceptent tel qu’il est. C’est à lui ensuite de faire le tri (ou non) dans ses relations. Vous ne pourrez pas toujours le préserver et il doit aussi faire ses propres expériences. Même si parfois ça fait mal !

Pour aller plus loin

Challenge 30 jours pour positiver - Blog Etre optimiste

Pour conclure

Si votre enfant vous semble profondément négatif et que cela vous inquiète, gardez en tête que rien n’est figé. Grâce aux neurosciences, nous savons aujourd’hui que les circuits neuronaux du cerveau peuvent être modifiés à tout âge et que de nouvelles connexions cérébrales peuvent se créer de par l’éducation, les expériences de vie ou tout simplement le désir de changer nos habitudes si celles-ci nous desservent. Évidemment, devenir plus positif nécessite de la persévérance. Il faudra vous montrer patients et bienveillants. Votre enfant ne va pas changer du tout au tout en quelques jours et c’est normal. Il a aussi besoin de vous pour l’encourager, valoriser ses efforts et ses progrès. Et si vous avez vous-mêmes tendance à voir le verre à moitié vide, que vous voulez apprendre à positiver, mais que vous ne savez pas comment faire ou par où commencer, je vous donne toutes les clés qui m’ont permis de changer dans mon challenge 30 jours pour positiver.




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