Vous préférez envisager le pire pour ne pas être déçus ? Même quand tout va bien, vous focalisez sur le négatif ou ça vous paraît trop beau pour être vrai et vous vous demandez quelle tuile va vous tomber dessus ? Hum, vous êtes plutôt du genre pessimiste, non ? Si c’est le cas, votre défaitisme vous rend probablement tristes, vous empêche d’atteindre vos objectifs ou de profiter pleinement de la vie. Je le sais, j’ai été pessimiste pendant 30 ans. Le pessimisme vous fait douter de vous, de l’avenir et sape votre potentiel en vous dissuadant de passer à l’action. Bel exemple d’auto-sabotage ! On peut passer à côté de sa vie comme ça… Mais, bonne nouvelle : l’optimisme s’apprend. Martin Seligman, père de la psychologie positive, affirme dans La force de l’optimisme qu’on peut convertir en optimiste quelqu’un qui vit depuis 30 ou même 50 ans dans un pessimisme profond. J’en suis la preuve vivante et les découvertes en neurosciences le prouvent aussi. Rien n’est figé et sûrement pas votre cerveau ! Vous pouvez le reprogrammer pour penser positif. Et si vous voulez sortir du pessimisme, voici quelques pistes.

Pessimiste vs optimiste

L’adversité fait partie de la vie. L’optimiste n’est pas épargné par les difficultés. Alors, qu’est-ce qui le distingue du pessimiste ? C’est son mode d’explication, c’est à dire la façon dont il a l’habitude d’interpréter les événements. Là où l’un voit une occasion de se dépasser, l’autre baisse les bras parce qu’il se sent impuissant. Selon Martin Seligman, la tendance à interpréter les événements de la vie sur un mode optimiste ou pessimiste se fait selon 3 perspectives : la permanence, la généralisation et la personnalisation. Ainsi un optimiste aura tendance à croire que les événements positifs dureront longtemps, voire toujours (permanence), qu’ils concernent de multiples aspects de son existence (généralisation) et il estime en être le seul ou principal responsable (personnalisation). Il pense l’inverse à propos des événements négatifs. Les pessimistes, eux, raisonnent à l’inverse. Notre mode d’explication est souvent bien ancré car il se développe durant l’enfance et l’adolescence. Il commence à se cristalliser à partir de l’âge de 7 ans.

Comment changer un mode d’explication pessimiste ?

Voici quelques pistes pour débuter votre apprentissage :

Observez votre pessimisme

Martin Seligman propose de tenir un journal de bord pendant 1 ou 2 jours avec les 3 rubriques suivantes : “Adversité” (situation qui vous contrarie), “Interprétation” (votre interprétation de l’adversité) et “Conséquences” (vos sentiments et actions). Cela permet d’observer la façon dont vous avez l’habitude de réagir face aux difficultés de la vie, ainsi que votre dialogue intérieur. Il est important de reconnaître les interprétations pour ce qu’elles sont : des interprétations et non des faits. Gardez à l’esprit qu’elles ne correspondent pas forcément à la réalité !

Voici un exemple de ce que vous pourriez noter :

Adversité : J’ai téléphoné à quelqu’un qui me plaît pour lui proposer d’aller boire un verre. Il a décliné mon invitation car il devait préparer une réunion.

Interprétation : Je suis sûre que je ne lui plais pas. Il ne voulait pas me vexer. C’est la dernière fois que je lui propose quelque chose.

Conséquences : Je me suis sentie idiote et honteuse. Je suis restée chez moi.

Arrêtez de généraliser

Nous l’avons vu juste au-dessus, les pessimistes ont tendance à généraliser. Or ce n’est pas parce que vous rencontrez des obstacles dans un domaine de votre existence que rien ne va dans votre vie. Ce n’est pas parce que vous vivez une contrariété que toute votre journée est pourrie… Une attitude pessimiste rend souvent les problèmes beaucoup plus importants qu’ils ne le sont dans la réalité. Ce qui cause, par dessus le marché, stress et anxiété. Maintenant que vous le savez, observez bien vos pensées. Quand vous voyez que vous commencez à raisonner en mode pessimiste et à généraliser, ressaisissez-vous ! Et n’oubliez pas non plus que rien dans la vie n’est permanent. Gardez toujours en tête que les problèmes que vous rencontrez sont passagers. C’est la généralisation et la permanence qui créent un sentiment d’impuissance face à la situation.

Exprimez-vous de façon positive

“Pas de souci”, “Pas de problème”, “Ne t’inquiète pas”, “N’aie pas peur”… Dans la vie quotidienne, nous avons tous tendance à employer la négation, des mots ou expressions à connotation négative sans nous en rendre compte. Mais notre cerveau n’entend pas la négation. Si vous êtes parents, vous avez dû le constater. Il suffit de dire à votre enfant : “Ne touche pas ça” pour qu’il le touche. Il faut donc s’entraîner à utiliser volontairement des formulations positives. Prêtez attention à la façon dont vous vous exprimez. Repérez les négations et les formulations négatives dans vos conversations quotidiennes et remplacez-les. Avec un peu d’entraînement, vous y arriverez !

Cherchez le positif dans chaque situation

Je sais que ce n’est pas toujours facile. Pourtant, je vous assure qu’il est possible de trouver une opportunité ou du positif dans chaque obstacle qui se présente à vous. A nouveau, il ne s’agit que d’une question d’entraînement. Si, si… Réfléchissez à la façon dont vous pouvez voir la situation différemment. Plutôt que de vous focaliser sur le problème, essayez plutôt d’en tirer un bénéfice. Est-ce que, grâce à cela, vous avez appris quelque chose de nouveau ? Est-ce que cette expérience vous a fait grandir ? Est-ce qu’elle vous a permis de vous améliorer ou d’évoluer spirituellement ? J’avais fait moi-même cet exercice début 2015 pour m’aider à surmonter le décès de ma meilleure amie.

Inspirez-vous de personnes positives

Alain Braconnier, dans son livre Optimiste, suggère aux pessimistes qui veulent changer, d’écouter les conseils des personnes optimistes autour d’eux et de s’identifier à elles. Le processus d’identification ne consiste pas à imiter, mais à parvenir à changer son comportement en assimilant la manière que ces personnes ont de percevoir les événements. Vous pouvez aussi trouver des modèles positifs en dehors des gens que vous côtoyez. Il peut s’agir de personnes dont le parcours vous inspire ou à qui vous aimeriez ressembler. Plein d’artistes ou de dirigeants d’entreprise sont partis de rien. Cela peut être très motivant de vous inspirer de leurs biographies, par exemple.

Lâchez-prise !

Il y a des situations sur lesquelles vous pouvez agir et d’autres non. C’est comme ça… Vous n’y pouvez rien. Plus tôt vous en prenez conscience et vous l’acceptez, mieux c’est. Cessez de donner de l’importance à des choses qui ne le méritent pas et de vous stresser pour des événements qui ne dépendent pas de votre volonté ou qui ne peuvent être changés. Ne vous attardez pas sur le passé. Passez à autre chose et lâchez-prise ! Ce qui est fait est fait. Ne gaspillez pas votre temps et votre énergie à regretter ou à ruminer. Qu’est-ce que ça changera ? Rien. Demain est un autre jour et vous donne une occasion de faire les choses différemment si vous avez fait des erreurs par le passé. Saisissez-la !

Soyez bienveillants envers vous-mêmes

Vous n’êtes pas devenus pessimistes du jour au lendemain. Vous avez développé ce mode de pensée dans votre enfance. Changer demande du travail, du courage et de la persévérance. J’ai souvent entendu qu’il fallait 21 jours pour adopter une nouvelle habitude. En réalité, selon une étude menée par Philippa Lally, chercheuse en psychologie de la santé à l’University College de Londres, il faudrait en moyenne 66 jours pour qu’un nouveau comportement devienne un automatisme. Certains mettront moins de temps, d’autres plus… Tout le monde est différent. Soyez patients et bienveillants avec vous-mêmes. Vous êtes humains. Il est normal que cela prenne du temps ou que le naturel revienne parfois au galop. Si c’est le cas, ne vous en voulez pas et si vous sentez que vous avez besoin d’aide dans cette démarche, j’ai créé spécialement pour cela le challenge “30 jours pour positiver”.

Pour aller plus loin

Je ne crois pas au hasard. Si vous lisez cet article, vous avez sans doute déjà essayé d’appliquer la pensée positive sans succès ou vous aimeriez sûrement apprendre à positiver, mais laissez-moi deviner… Vous ne savez pas comment faire ou par où commencer ? Je suis passée par là moi aussi. C’est pour ça que j’ai créé le challenge “30 jours pour positiver” : pour vous donner les clés qui m’ont permis de devenir positive. Et puisque vous êtes motivés à changer, je vais vous faire un cadeau. Je vous offre le guide “5 clés pour positiver” ainsi que 5 vidéos issues de mon challenge.

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Pour conclure

Franchement, en tant qu’ex-pessimiste, je peux le dire maintenant que j’ai le recul nécessaire (bientôt 10 ans) : changer mon état d’esprit a transformé ma vie et celle de mes proches au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer. Vraiment ! Je vous ai déjà parlé des bienfaits de l’optimisme dans un autre article, mais si vous en doutez encore, l’optimisme a un impact positif sur tous les domaines de notre existence : vie de couple, relation que nous entretenons avec nos enfants, leur éducation, vie professionnelle, vie sociale et même notre santé. Je n’avais pas conscience de tout ça avant. Alors, non, ce n’est pas toujours facile de rester positifs, mais ça vaut vraiment le coup de s’accrocher. Votre cerveau est comme un muscle. Il a juste besoin d’entraînement régulier. Il ne tient qu’à vous de prendre la vie du bon côté ! Et je ne peux que vous encourager à passer du côté lumineux de la force 😉 Faut vraiment que j’arrête de faire des allusions à Star Wars alors que je me suis endormie devant la moitié des épisodes mdr.

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Crédit photo : Freepik

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