J’ai grandi avec la croyance que “dans la vie, on fait ce qu’on peut, pas ce qu’on veut”. J’ai donc passé près de 30 ans à subir ma vie. Quand une situation ne me convenait pas, mon 1er réflexe consistait à me plaindre. J’excellais dans l’art de rejeter la faute sur les autres ou les circonstances extérieures. J’accusais tour à tour la malchance ou la fatalité. Un vrai petit Caliméro ! A 18 ans,  par exemple, je voulais vivre du dessin. Pour ma mère, ce n’était pas un vrai métier. Je lui en ai longtemps voulu. Puis, je me suis résignée et je n’ai plus touché un crayon. C’est pendant ma reconversion pour devenir graphiste (12 ans plus tard !) que j’ai eu LE déclic… Alors que je me lamentais intérieurement devant tout ce temps perdu, je me suis dit : “T’aurais pu le faire avant si t’avais voulu. Si tu en es là, ce n’est pas la faute de ta mère, c’est uniquement à cause de toi.” Un bon coup de massue sur la tête qui m’a permis de sortir du mode victime. Si vous avez tendance aussi à vous victimiser, aujourd’hui je vous explique pourquoi cette attitude vous empêche d’évoluer.

Etes-vous en mode victime ?

Voici une liste de comportements généralement observés chez les gens qui ont tendance à se victimiser. Ceci a pour but de vous aider à ouvrir les yeux. N’y voyez aucun jugement si vous vous retrouvez dedans car j’ai fait tout ça moi aussi. Vous êtes sûrement en mode victime si vous avez tendance à rejeter la faute sur les autres. Si vous les rendez responsables de ce qui ne va pas dans votre vie. Si vous les jugez, les blâmez ou les critiquez parce qu’ils ne font pas ce que vous attendez d’eux. Si vous vous plaignez d’avoir des problèmes, mais que vous ne faites rien pour que ça change. Si vous vous montrez défaitiste. Si vous vous apitoyez sur votre sort. Si vous avez l’impression de n’avoir aucun pouvoir sur les événements… Maintenant, je vais vous poser quelques questions. Quels avantages retirez-vous à faire la victime ? Qu’est-ce que ça vous apporte comme bénéfices de vous faire plaindre ? Pourquoi vous complaire dans le rôle de l’éternelle victime si vous n’y trouvez pas un peu votre compte ? Je vous laisse y méditer…

La plainte, un obstacle à l’optimisme

Si vous avez répondu avec sincérité, vous vous êtes peut-être rendus compte que quand vous vous plaignez, vous attirez la sympathie et l’empathie des gens autour de vous. Ils vous donnent du temps, de l’attention, de l’affection. Mais, je vais vous dire une bonne chose… ils finiront par se lasser ! C’est tout simplement épuisant quelqu’un qui n’est jamais satisfait. Imaginez un ami qui se plaint de ne pas avoir de travail depuis des mois. Il en trouve finalement un. Vous êtes trop heureux pour lui… Mais, dans 2 jours il va se lamenter à nouveau que son lieu de travail est trop loin car il a 20 minutes de trajet quotidien (true story). Quand vous vous plaignez ou râlez, vous vous auto-alimentez de négatif et vous êtes tellement focalisés sur les petites difficultés de votre vie, que vous ne cherchez même pas d’issue à vos problèmes. Vous restez dans la passivité et l’inaction, persuadés que de toute façon, rien ne marchera. Je ne dis pas de ne plus en parler du tout, bien sûr, ça fait du bien de se confier, mais il faut que ça reste constructif. Echangez pour trouver des solutions, par exemple. Si vous voulez devenir optimistes, rayez la plainte de votre vie !

Devenir responsable de sa vie - Citation de Jack Canfield

Devenez responsable de votre vie

C’est plus confortable de vous trouver des excuses ou de chercher des coupables et de les blâmer pour tout ce qui vous arrive. Ça évite de culpabiliser soi-même. C’est sûr, ce n’est pas agréable de réaliser que vous êtes le seul fautif, mais c’est la réalité ! Si vous n’êtes pas satisfaits de votre vie actuelle, c’est à vous de la faire évoluer. Il n’est jamais trop tard pour vous en rendre compte et agir. Prenez la pleine responsabilité de votre vie et de vos actes. Acceptez vos erreurs comme vos réussites. Vous pourrez trouver des centaines de fausses bonnes excuses : ce n’est pas le moment. Votre entourage ne vous soutient pas. Vous n’êtes pas en forme. Vous avez la poisse. Vous avez piscine… OK, ne faites rien. C’est votre choix, mais n’attendez pas que quelqu’un ou quelque chose vienne vous sauver. Comme le dit Tony Robbins : “L’action est ce qui donne des résultats.” Pas d’action, pas de résultat. Je ne vous dis pas que la vie est facile. J’ai vécu des choses difficiles, plein de gens vivent tous les jours des choses difficiles, mais ça ne les empêche pas d’avancer. Vous trouverez à ce sujet plusieurs témoignages dans la rubrique Inspirations du blog. Lisez-les !

Pour vous aider

Enfin libre d’être soi-même ! de Christian Junod et Evelyne Faniel
Les lois du miroir : Créez la vie que vous désirez de Caroline Beauchamp
J’arrête de râler ! 21 jours pour reprendre votre vie en main de Christine Lewicki
21 jours sans se plaindre de Will Bowen
Le défi des 100 jours ! Cahier d’exercices pour une vie extraordinaire de Lilou Macé

Pour conclure

Pour vivre sa vie à fond, vivre sa vie pleinement et surtout vivre sa vie comme on l’entend… Pas le choix, il faut apprendre à devenir responsables et arrêter de se victimiser en permanence ! Oui, vous ferez des erreurs. Tout le monde en fait, mais ce seront les vôtres, pas celles des autres. Ça signifie peut-être en prendre pour son grade si vous vous trompez. C’est humain, ça ne fait jamais plaisir, mais ça veut aussi dire ne pas subir sa vie et ne pas avoir de regrets. Je vous invite d’ailleurs à relire l’article Les 5 choses à savoir pour profiter de la vie à 100%, inspiré du livre Les 5 regrets des personnes en fin de vie de Bronnie Ware. Si vous n’avez pas conscience que vous êtes le seul responsable de votre vie, non seulement vous vous contentez de subir les événements mais quelque part vous prenez le risque de laisser les autres diriger votre vie. Cette prise de conscience est capitale ! C’est ce déclic qui a été l’élément déclencheur et qui m’a permis de mettre en oeuvre par la suite toutes les actions qui ont contribué à faire de moi une personne plus positive. C’est seulement une fois que vous reconnaissez cette réalité et que vous acceptez enfin de prendre l’entière responsabilité de votre vie que vous pourrez devenir acteur de votre propre changement… Il ne tient qu’à vous de changer.

Crédit photo : Freepik.

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5 Commentaires

  1. bonsoir, derrière cela ca veut dire qu’on a décider d’être pessimiste ? c’est pas une croyance qu’on nous a appris ou une éducation donnée par quelqu’un de pessimiste ? je me dis c’est un peu se saboter soi meme .

  2. Bonjour Laeti et merci pour votre retour. Selon Martin Seligman, le mode d’explication optimiste ou pessimiste se développe et commence à se cristalliser à partir de l’âge de 7 ans. Bien sûr, avant 7 ans (et même après), les parents et autres adultes qui entourent l’enfant lui servent d’exemples, donc si ceux-ci sont d’une nature pessimiste, il y a de fortes chances que l’enfant adopte la même façon de pensée par rapport aux événements de la vie. Mais on peut décider de devenir optimiste. C’est comme tout, ça s’apprend. Et oui, en étant négatif on s’auto-sabote sans s’en rendre compte. Je l’ai fait de nombreuses années…

  3. FierDeLaFrance

    La mentalité de la population française doit évoluer en ce sens, afin d’améliorer la société !

  4. Bonjour, j’ai trouvé votre article très juste sauf la fin que je trouve un peu dure et pas très réaliste. Comme vous j’ai eu le fameux déclic de mon victimisme et j’ai décidé de changer mais dans ma comprehension ce déclic se fait que quand on peut/on est prêt et pas forcément quand on le voudrai donc oui on peut changer mais on décide pas du moment du déclic et même vous concernant vous n’avez pas décidez du moment… par contre quand on l’a on est responsable de la suite… pour être passée par là je l’ai cherché pendant des années en vain et dans mon cas c’est venu au même âge que vous suite à une opération assez dure qui m’a fait prendre conscience de ma force car au lieu de m’aneantir comme redouté j’ai vu que je la supportais pas si mal et même que je m’en sortais mieux seule qu’avec le « soutien » de ma famille paternel proche. Sans cette opération je serai toujours dans ma boucle à chercher le déclic. Vous c’était aussi une forme de prise de conscience de votre force a travers vos nouvelles etudes non ? Pensez-vous vraiment que cela aurait pu se produire plus jeune en ce qui vous concerne… ça c’est fait pas quand vous l’avez décidez mais quand vous avez vécu quelque chose qui a provoqué la prise de conscience …comme pour moi une expérience qui vous a prouvé votre force… nous sommes des chanceuses certains n’en prennent jamais conscience alors qu’ils le voudraient bien je crois pas que certaines personne se complaisent dans le victimisme si on peut en sortir on saute sur l’occasion… comme vous comme moi on a pu le faire quand l’occasion s’est présentée. Il vous a fallu tout un parcours pour l’avoir et sans ce parcours vous ne l’auriez jamais eu… le fait de constater qu on épuise les gens fait partie du parcours/déclic. Je trouve d’ailleurs super intéressant de constater qu’on a eu un peu des constat similaires dans nos parcours… ça montre bien que c’est un processus et pas juste un choix de vie qu’on peut faire quand on veut.
    L’autre chose c’est que oui ça dépend de nous mais comme vous le dites dans l’article sur les personnes toxiques, pas facile de changer quand on est mal entouré… Donc ça dépend vraiment que de nous ? Oui et non je crois …. faut déjà avoir ce déclic ce que beaucoup n’auront jamais à croire mes psy mais ensuite prendre confiance en lui et ses nouvelles valeurs et plus laisser l’entourage toxique parasiter cet apprentissage et ça c’est un vrai parcours du combattant de mon côté en tout cas. Surtout quand on a connu que des relations toxiques. J’ai assez tendance à penser que quand on vient dune famille toxique on le devient car on connaît que ça et oui on côtoie des gens plus stables mais eux se protège de nous tout comme nous on se protège d’eux… eux pour pas s’emmerder avec des relation toxiques et nous par peur de la confiance en lui de l’autre qui est bien dans ses baskets ou juste par incompréhension du bien être. J’en ai connu qui ont essayè de m’apporter le declic mais me voyant retourner dans ma boucle ils abandonnaient et se protegeait comme je le fait moi mnt. Je sais pas comment cela se passe de votre côté (j’ai lu que vous vous teniez loin des personnes pas très empathes… moi c’est de celles qui sont intolérantes et rabaissent avec amour) mais du mien j’ai rompu avec quasi la totalité de ma famille. J’en fréquente encore certains mais plus les grandes réunions. Difficile de mettre en place un nouveau soi quand l’entourage proche vous tire dans le passé et les fonctionnements liés. Je me souhaite que ce soit que temporaire et retrouver un jour toute ma famille mais plus j’avance sans eux et mieux je me porte… plus je suis profondément en accord avec le fait que sans certains comportements ma vie est plus simple et plus facile à changer. Donc oui tout dépends que de nous dans l’absolu quitte a faire le tri dans nos relationnels et quel que soit l’aboutissement de cette prise de conscience elle n’est que bénéfique… que c’est notre liberté et amour propre qu’on trouve/retrouve et ça ca vaut toutes les richesses et relations.
    Par contre chacun son parcours et son temps porpre pour avoir ce fameux déclic… nous 2 et d’autres l’avons eu c’est pas pour autant que tous les autre doivent y arriver désormais. Ils en ont la capacités mais laissons-leur le temps de faire leur propre cheminement. Pour moi cet article il me parle et est super car je suis passée par la compréhension viscérale de par mon propre parcours… je veux dire par là que je ressens dans mes tripes ce que vos mots veulent dire. Mais une personne encore prise dans sa boucle… ne prendra le texte que sur le plan cérébral… c’est comme apprendre un texte par coeur sans en comprendre le sens au niveau du ressenti et de ce que ça implique intérieurement. C’est une jolie solution qui donne envie mais pas assimilable et même un peu culpabilisante pour celui qui voudrait y arriver mais ne peut pas encore. Donc quand on a le déclic oui on peut changer mais le déclic il vient quand il peut. Je trouve le message super mais la forme finale lui nuit ce que je trouve dommage car ce que vous dites et bien dit et très important je vous en remercie d’ailleurs je me sens moins seule dans ma compréhension de tout ça. En général j’ai plus des regards interrogateurs… blasés ou encore de rejet ou d’incomprehesnions que de comprehensions quand je parle de mon parcours et mon déclic. Donc à moi votre article me fait un bien fou. Je me suis permise de réagir pour ceux qui sont encore pris dans leurs boucles. Je crois en leur force car pour moi on est tous des guerriers de la paix. Juste lancer le bon message sans mettre l’autre face a son incapacite actuelle de faire comme conseiller parce que ça ca enfonce plus que ça aide et je crois pas que ce soit votre envie.

    Être optimiste c’est bien… mais trop l’être c’est plus être dans la réalité… comme tous les extrêmes ne sont pas bons… faut trouver la nuance entre les 2 polarités.
    Vous connaissez le comte amérindiens des 2 loups ? J’arrive pas à vous joindre le lien mais il se trouve facilement.
    Et merci pour tous vos partages

  5. Bonsoir et merci pour votre retour très enrichissant. Le conte des 2 loups et très vrai 🙂 alors, je me suis peut-être mal exprimée dans l’article car je suis bien d’accord avec vous, le déclic vient souvent à la suite d’un événement généralement douloureux d’ailleurs (rupture, deuil, burn out, licenciement…) ou parfois, suite à l’enchaînement de plein de petites choses qui font leur chemin doucement dans notre tête, comme des petites graines et puis , un beau jour, hop LA prise de conscience arrive enfin. Quand on est prêts, en effet. Dans mon cas, je crois que ça s’est fait plutôt comme ça. Plein de choses se sont passées l’année de mes 30 ans qui m’ont donné l’impulsion pour changer. Ce que je veux dire quand je parle de décision, c’est que le constater ne suffit pas. Si on veut vraiment changer notre façon de voir les choses et devenir plus positifs, ça demande du travail, de l’entrainement, de la persévérance car le naturel reviendra souvent au galop… Je ne sais pas si toutes les personnes sauteraient sur l’occasion pour sortir de leur état de victime. Toute ma vie j’ai vu ma mère se plaindre sans jamais rien faire pour changer… Alors je me dis qu’elle doit y trouver une certaine forme de satisfaction malgré tout. Ça a un côté très confortable aussi. Je ne dis pas que tout le monde se complaît dans le rôle de victime non plus. Moi, par exemple, je voyais bien que j’étais négative, mais pendant très longtemps je ne savais pas comment faire pour ne plus être comme ça et ça me rendait très malheureuse. Je crois qu’au fond de nous pour que le déclic finisse par venir, il faut qu’il y ait une envie, un désir même inconscient de changer…

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